La relation de l'homme à l'animal

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Le chien vit avec l’homme et doit apprendre à identifier le contenu de notre monde et nos codes de communication : c’est la socialisation interspécifique. C’est pourquoi, nous allons développer la communication interspécifique.

 

Dans la relation au quotidien, la communication  entre le maître et son animal joue un rôle essentiel au sein de la vie sociale du groupe.

 

Nous savons que les chiens sont capables de communiquer entre eux par des vocalisations, des postures, des mimiques… Christian Salin

 

 

 

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La communication interspécifique -


Article rédigé par
Christian Salin Etho-Psycho Comportementaliste® - Spécialiste de la Relation de l’Homme à l’Animal et des Conduites Anthropomorphiques >> Site Internet

 

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comportementaliste en région bourgogne

 

Parmi les éléments verbaux, seule la prosodie (intonation, accentuation, débit, sons...) semble éveiller l’intérêt du chien et lui permet d’éponger notre charge émotionnelle.

 

Lorsque nous parlons, nous modulons les sons, nous les cadençons, en fonction de notre langage et de notre accent.

 

Compte tenu de notre message verbal articulé, la prosodie nous trahit très souvent car le chien semble bien la décoder. Lorsque le maître donne un ordre à son chien, il doit adapter la prosodie à l’ordre. Pour les ordres (assis, couché, au pied) par exemple, l’intonation, les tons, le rythme doivent être déterminés. Mais attention, la prosodie doit être adaptée à la sensibilité du chien.

 

Les postures, les mimiques et les contacts tactiles se manifestent par les comportements (port de tête, d’oreille, de queue, poil hérissé), le regard et le toucher. On peut comparer ces signaux à un code dans lequel l’animal associe tel ou tel geste. L’animal les module, par son rythme d’exécution, par sa répétition dans le temps. Le chien peut donc moduler la valeur du message.

 

La communication non verbale est parfaitement décodée par le chien. Nous avons vu qu’il existe des points communs entre l’homme et l’animal dans leur façon d’utiliser le corps et les mimiques faciales pour communiquer. Ces signaux renseignent le chien sur la charge émotionnelle de son interlocuteur.

 

Au quotidien, l’homme communique à l’aide de mouvements corporels que le chien décode parfaitement.

 

Le torse de l’être humain incliné vers l’avant est synonyme d’une approche dominante.

 

Le torse vertical est synonyme de neutralité.

 

Quand le maître tient son torse incliné vers l’arrière, le chien l’associe à une approche de subordonné.

 

Une vitesse de déplacement rapide de l’homme est pour le chien un signe d’agression.

 

Une vitesse moyenne constante est interprétée comme une approche neutre ou dominante.

 

Une approche heurtée, entrecoupée d’arrêts est associée à une approche dominée (peur, anxiété).

 

La trajectoire peut être directe ou détournée selon le sentiment que l’homme éprouve à l’égard de l’animal (inquiétude ou assurance).

 

Si l’homme va directement vers la tête ou le flanc, ce comportement est associé par le chien à une approche dominante.

 

Si l’homme contourne le chien et l’aborde par la croupe, le chien va l’associer à une approche soumise.

 

Dans le regard, deux paramètres interviennent : la direction et la persistance.

 

Le regard dans les yeux de l’animal est une provocation au combat.

 

Le regard sur la croupe du chien est un regard de dominant.

 

Le regard qui fuit est un regard neutre ou soumis.

 

Le regard persistant est une approche dominante ou la recherche d’un combat.

 

Le regard interrompu est un apaisement ou une soumission.

 

Tous les exemples de postures et de mimiques que nous venons d’évoquer sont communs à tous les hommes qui vivent avec des chiens.

Nous pouvons ajouter également les signaux odorants qui peuvent renseigner le chien sur l’état psychique de son maître.

 

Le toucher est le sens acquis le plus précocement par le chiot, puisqu’il apporte déjà des informations au fœtus. Les signaux qui empruntent la communication tactile sont généralement émis en même temps que des signaux visuels qui focalisent l’attention des observateurs. Il est important pour la cellule familiale de connaître ces signaux qui lui permettront de mieux communiquer avec leur chien au quotidien.

 

La communication tactile pratiquée par le chien est organisée autour de plusieurs règles : stimuler la zone, savoir moduler l’intensité, la durée et la fréquence de cette stimulation.

 

La région cervicale et le sommet de la tête revêtent une importance particulière dans la communication hiérarchique et sexuelle. Ils sont souvent stimulés par des mordillements, voire de réelles morsures avec prise en gueule de peau maintenue plus ou moins fermement. Les mordillements sur le sommet de la tête correspondent à une manifestation de dominance, et leur acceptation est une soumission.

La région axillaire est aussi une zone stimulée par morsure, mais surtout sollicitée pendant le jeu.

 

La région de l’avant bras est principalement concernée, même si on observe parfois des mordillements qui s’adressent aux jarrets. Le chien peut mordiller les mains, les poignets ou les mollets de son maître. Ce comportement est un signe de dominance.

 

Dans ces conditions, le maître peut ignorer ou pincer le chien à la joue pour rétablir la hiérarchie (organisation) sociale.

 

La région thoracique est stimulée par pression de la tête, de l’épaule ou du thorax.

 

Les pressions sont maintenues jusqu’au déclenchement d’un jeu, d’une soumission, ou d’une manifestation de dominance. C’est une posture ambivalente qui prend du sens en l’associant avec d’autres éléments.

 

Le chien peut pousser, bousculer, sauter sur son maître afin d’initier le contact et ainsi dominer son maître. Celui-ci doit refuser l’initiative de contact de la part de son animal.

Le maître peut ignorer le comportement du chien, celui-ci sera dérouté et il se calmera. Ignorer le comportement de son chien, c’est le dominer. Le maître doit donner une réponse adaptée au contexte (jeu, soumission, domination).

 

La région anale englobe les lombaires postérieures, la racine de la queue, l’anus, la région périanale et le périnée. La région génitale englobe le fourreau et la vulve. Les régions anales et génitales sont stimulées par léchage et coups de truffe. Le chien qui émet le message stimule son partenaire de plus en plus vite et fort, jusqu'à l’obtention de la réaction désirée. Ces régions sont sollicitées par les soumis pour apaiser un dominant, ou pendant les comportements de séduction. Le chien par exemple peut sentir les parties génitales de son maître après avoir reçu une réprimande. C’est un comportement d’apaisement pour se soumettre à son leader. Un mâle peut très bien sentir et lécher le pôle anal et génital de sa maîtresse qui est indisposée. Le chien adopte un comportement de séduction envers sa maîtresse. La maîtresse doit refuser ce comportement de séduction afin de rester le leader (la femelle ALPHA) du groupe.

 

La communication interspécifique doit apporter une relation harmonieuse entre la cellule familiale et le chien. Le respect des normes sociales de l’animal, le respect de la fonction et du rôle de chacun est essentiel à l’intégration de l’animal dans la vie sociale humaine complexe.

 

© Christian SALIN, Etho-Psycho Comportementaliste®
Spécialiste de la Relation de l’Homme à l’Animal et des Conduites Anthropomorphiques - Maître-Praticien en PNL >> Site Internet

 

 

 

 

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